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Rencontre avec Alexis Rastel, Directeur, ARCHIRAAR

Nous avons posé quelques questions à Alexis Rastel, le directeur d'Archiraar Gallery basée à Bruxelles et exposants de la nouvelle section "Focus Bruxelles" en 2020 : parcours, programmation de la galerie, participation à la foire, scène artistique bruxelloise et oeuvre phare exposée cette année sont à l'honneur dans cette interview.

La galerie et sa programmation

Assez naturellement, je suis passé du métier d'architecte à celui de galeriste. Les références culturelles sont proches et ces deux carrières demandent le même désir d'entreprendre. Depuis mes études, je fréquente également le milieu artistique et je collectionne. La motivation à défendre et à faire découvrir la pratique d'artistes contemporains a fait le reste. C'est un métier exigeant et très stimulant!

Je collabore avec des artistes et des commissaires d'exposition dont la pratique résonne avec ma passion première, notre relation à l'espace. La galerie propose donc deux lieux très différents dans un bâtiment brutaliste. Le white cube a vocation à être un laboratoire artistique et le black cube à accueillir l'intime dialogue entre deux ou trois oeuvres.

La découverte des artistes : c'est tout d'abord une rencontre avec une pratique dans des expositions, puis avec une personne dans l'atelier et à la galerie. Je développe une collaboration durable avec les artistes et pour cela nous prenons le temps de nous découvrir. Je suis convaincu que l'on ne peut défendre correctement une oeuvre que si l'on a une vision claire et globale de la pratique de l'artiste, mais surtout si l'on aime son travail. C'est aussi pourquoi la plupart des artistes que la galerie représente appartiennent souvent à ma génération.

Votre participation à la foire

Depuis ses débuts, Archiraar a rencontré des collectionneurs Luxembourgeois, dont certains sont devenus des fidèles. L'idée est donc venue de venir cette année les retrouver sur place. La foire possède aussi une bonne réputation et de nombreux amis et confrères m'ont communiqué l'excellente ambiance qui y régnait. Les premiers contacts avec l'équipe ont confirmé le professionnalisme et l'engagement à faire un événement de qualité.

Plusieurs des artistes représentés par la galerie ont , d'ailleurs, déjà exposé au Luxembourg. C'est pourquoi la galerie souhaite élargir encore son réseau luxembourgeois et développer de nouvelles collaborations avec les institutions et les divers acteurs culturels du pays. Il s'agit de la première participation de la galerie cette année.

Les artistes présentés à la foire

Les artistes exposés sur notre stand cette année sont Roman Moriceau, Emmanuelle Leblanc, Falcone, Camille Leherpeur et Takahiro Kudo. Notre sélection s'est porté sur certaines oeuvres emblématiques de Roman Moriceau et Takahiro Kudo, mais aussi sur des nouvelles productions de Falcone, Camille Leherpeur et Emmanuelle Leblanc.

Avec "Exotiques Chimères", notre présentation repose sur des oeuvres jouant avec l'illusion d'un certain exotisme. Démontrant les relations complexes entre l'apparence et la réalité, les artistes jouent de ces biais pour nous faire pénétrer plus avant dans leur démarche.

La scène artistique Bruxelloise

De nombreux échanges existent déjà entre les deux capitales et la proximité géographique facilite encore ces mouvements. En outre, la qualité de vie à Bruxelles a attiré de nombreux artistes étrangers qui rendent cette scène toujours plus vivante.

Il y a presque chaque jour un événement dans le milieu artistique Bruxellois! Tout au long de l'année, on peut y trouver une offre riche et diversifiée.

L'oeuvre phare sur votre stand

Le point de départ de notre proposition "Exotiques Chimères" pour le stand est une pièce de Roman Moriceau: Botanische Garten (Meise). L'on y voit tout d'abord une chatoyante image de nature tropicale, presque paradisiaque. Il s'agit en fait d'une photographie réalisée par l'artiste au jardin botanique de Meise près de Bruxelles. Le choix de réaliser la sérigraphie avec du cuivre rappelle et dénonce l'exploitation coloniale des ressources naturelles. Mais c'est surtout pour Roman Moriceau le signe d'un espoir à venir, celui de voir - après de (très) nombreuses années - le cuivre s'oxyder rendant de nouveau à cette image son vert d'origine.

Roman Moriceau, Botanische Garten (Meise), 2018, sérigraphie au cuivre, 107.5 x 77.5 x 4 cm, Ed. 3 © Regular Studio