Art Week

Rencontre avec Marie-Noëlle Farcy

Responsable de la collection du Mudam et membre du comité de sélection de Luxembourg Art Week

Son arrivée au Mudam coïncide avec l’inauguration de celui-ci, en 2006. Après une formation universitaire en histoire de l'art, puis un cursus en muséologie à l’École du Louvre assorti d'un DESS en politique culturelle à l'IEP de Grenoble, Marie-Noëlle Farcy s'installe durablement au Grand-Duché pour exercer en tant que curatrice, responsable de la collection. A ce titre, elle veille sur les 700 pièces que comprend le fonds du Mudam, aussi bien constitué de peintures, sculptures, dessins, photographies, vidéos ou films, que de formes hybrides, à la croisée du design et de la mode : « Ma mission est de m’assurer que cette collection est bien conservée, mais également d’en assurer la gestion administrative, d’en penser la diffusion auprès du public de notre musée comme à l’étranger – la gestion des prêts, et d’imaginer des expositions qui permettent au visiteur d’en appréhender les différentes spécifités. Cela comporte aussi le suivi de son enrichissement et de son agrandissement par des acquisitions, par des donations, par des mises en dépôt : tout un ensemble de relations avec des mécènes ou des particuliers », précise-t-elle. Sans oublier le volet, capital, de commissariat d'expositions qu'elle assure dans ce cadre.

Contrairement à des musées d'archéologie ou de Beaux-Arts, le Mudam Luxembourg est centré sur la création d'aujourd'hui. Depuis plus de 25 ans, la collection s’enrichit notamment grâce aux collaborations avec des artistes vivants, quand ces derniers ne sont pas sollicités pour développer tel ou tel projet spécifique lié au contexte institutionnel ou architectural du musée. « L’artiste est au coeur de nos missions. Ce qui vient considérablement modifier notre activité », surenchérit Marie-Noëlle Farcy.

C'est aussi cela qui l'enthousiasme à l'idée de participer à ce comité de sélection : « C'est important que le Grand-Duché ait une foire comme la Luxembourg Art Week. Car ce qui s'y passe est toujours surprenant. C'est une scène encore trop méconnue, souple et particulièrement réactive, dans un pays doté d’une véritable politique culturelle », se réjouit-elle. Hormis les expositions et les visites d'atelier, les galeries luxembourgeoises restent, pour elle, des lieux de prédilection à privilégier.