Avec [sculpture trail], Luxembourg Art Week réunit une sélection d’œuvres et d’installations présentées en plein air. Leur implantation dessine un parcours à travers la ville, invitant à rencontrer l’art au détour des rues, des trajets quotidiens et des lieux familiers.
[sculpture trail] bénéficie du généreux soutien de la Ville de Luxembourg.
Jean-Claude Meynard
Babel Pyramide, 2008
Métal découpé, 260 × 300 × 80 cm
Avec l'aimable autorisation de la succession JC Meynard et de Munhoven & Riff
Lieu
Grand Théâtre, 1, rond-point Robert Schuman
L-2525 Luxembourg
Biographie
Jean-Claude Meynard est né en 1951. Son œuvre va de l'hyperréalisme à la géométrie fractale et à l'art numérique. Il est l'un des signataires du Manifeste fractaliste. Ses créations explorent la complexité du réel et actualisent les mondes géométriques qui préfiguraient la fondation visuelle du XXIᵉ siècle.
La silhouette humaine constitue le noyau et la figure géométrique de référence de son travail.
La critique organise généralement son œuvre en quatre grands cycles : IDENTITÉS (1973-1980), CORPS (1980-1992), HOMME FRACTAL (1992-2012) et MÉTAMORPHOSES (de 2012 à aujourd'hui).
La succession de ces quatre cycles, qui structurent l'œuvre, s'apparente à un système de ramifications fractales en constante évolution, passant d'un mode opératoire à un autre (créations picturales, sculpturales, scénographiques ou numériques) et d'une représentation formelle à une autre, dans un renouvellement perpétuel.
En élaborant ces nouveaux cadres pour l'Homme au sein de la complexité du réel, Meynard le projette à une nouvelle échelle et révèle l'imaginaire de demain.
Au fil de leur apparition, la critique a relevé des figures emblématiques, puis les premières « Identités », où l'Homme évolue avec une netteté exemplaire dans le flou de l'interrogation existentialiste, ensuite les « Corps », où des silhouettes humaines apparaissent et disparaissent dans un renouvellement incessant, puis l'« Homme fractal », à la fois rébus et puzzle, et aujourd'hui le grand cycle des « Métamorphoses », où une identité humaine se déploie dans de nouveaux corps.
L'artiste déclare : « Dans la complexité du monde, l'Homme ne peut que se reformuler. »
Cette reformulation picturale traverse toute l'œuvre de l'artiste, mais de l'hyperréalisme au fractal, le regard peut en identifier la permanence : « Il s'agit de regarder le monde de manière non finie, ou pas définitivement finie, afin d'offrir des possibilités de composition et de recomposition, donc de vie. »
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